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Censure d’Internet en Tunisie, régime Zine Abedine Ben Ali

Le contrôle sur l’Internet est omniprésent en Tunisie, l’Agence tunisienne de l’Internet est l’entité responsable de la mise en place des sites institutionnels nationaux, elle gère l’enregistrement et l’administration des noms de domaine et régit le réseau tunisien, l’ATI a conçu des contrats restrictifs stipulant que l’usage d’Internet doit se limiter à des fins commerciales strictement en relation avec l’activité du client, scientifiques, technologiques. Les sites institutionnels doivent informer l’agence ATI de l’ouverture de comptes, changement d’adresse e-mail, d’équipement et d’utilisateur, ainsi que veiller à la restriction de l’accès à distance de son réseau à des tiers personnes.

En Tunisie, certains services en ligne et sites sont censurés en amont des universités tunisiennes. Les fournisseurs de mail gratuit : Netcourrier, Caramail et Hotmail, les fournisseurs d’hébergement gratuits : MultiMania, Chez, Angelfire, ou des forums de discussion tunisiens ne passent pas les limites des campus.

Pour accéder à un cybercafé tunisien, les internautes tunisiens doivent décliner leurs noms et adresses ou présenter une pièce d’identité ou pour s’abonner aux Publinet Au sein de ces cybercafés, l’administrateur peut surveiller ce qui se passe sur chaque écran ; Les policiers effectuent des visites ponctuelles et peuvent scruter l’historique de navigation enregistré dans les PC de navigation du cybercafé. Par recoupement des informations des cartes d’adhérents, ils peuvent établir qui a consulté tel ou tel site web.

Le code de la presse tunisien entré en vigueur depuis 1997, un outil très efficace de censure, s’applique également aux publications sur le Web. Il vise la production, la provision, la distribution et le stockage de l’information à travers le réseau.

La censure visait les sites d’opposition politique et parmi les premiers victimes, un webzine hébergé à l’étranger qui a vu son accès bloqué depuis la Tunisie. .
Depuis novembre 1998, date où le Comité pour la protection des journalistes et reporters sans frontières avaient désigné le président Zine Abedine Ben Ali comme l’un des prédateurs de la liberté de la presse, leurs sites ont été censurés dans la Tunisie.
Avec la publication d’Amnesty International d’un rapport sur les atteintes aux droits de l’homme en Tunisie. L’accès au site d’Amnesty y est régulièrement bloqué.